
Coaching - Entraînement
Enfant, j'aimais jouer avec les gamins de mon quartier, dont la plupart étaient des garçons. Ces jeunes voulaient être dans mon équipe parce que je pratiquais le jeu dur... J'ai appris récemment que ces garcons magouillaient entre eux pour faire partie de mon equipe parce que je plaquais trop dur… 30 ans après
Cela m'a certainement permis de trouver la meilleure façon de m'entraîner, douze ans plus tard, quand je me suis mise au velo. A mes débuts, la première chose que j'ai remarquée, c’était que j'avais de la puissance mais que je ne savais pas toujours quand et comment l’utiliser. J'ai développé un programme personnel d'endurance et je l’ai adapté à mes besoins, chaque automne, en préparant la saison. Certains ont une idée reçue sur la musculation. Ils pensent que les femmes deviennent masculines, avec des muscles volumineux, lorsqu’elles soulèvent des poids. C’est faux, si le travail est fait correctement....
Au fil des ans, j’ai acquis une grande expérience d’entraîneur personnel pour les pratiquants d’efforts physiques en général, les sports collectifs comme le rugby, le hand-ball, le football, le frisbee-ultimate et évidemment le cyclisme.
Depuis ma retraite, je continue l'entraînement et le travail avec quelques sportifs d'élite. Je teste personnellement mes programmes d’entraînement, puis je les adapte au profil de l’athlète que j’aide. Je travaille avec des sportifs régionaux, nationaux et olympiques.
– Motivation et expérience –
Ma motivation et donc mes expériences vient des obstacles que j’ai du affronter durant toute ma carrière. A l’age de 22 ans j’ai été diagnostiqué épileptique et interdit de conduire pendant un an. J’ai donc enfourché mon vélo pour me rendre au travail à une trentaine de kilomètres de mon domicile. Je travaillais en tant que directrice des programmes dans un centre de préparation physique. A force de faire 60 kms tous les jours, je devenais de plus en plus curieuse : «Jusqu’où puis-je aller sur le plan physique» J’ai donc essayé une course cycliste. J’y ai pris goût et j’ai gravi tous les échelons jusqu’à l’équipe nationale des USA. Les médecins me disaient de ménager mes efforts, ce qui me donnait envie de pousser plus fort. Si on me dit: «Tu ne pourras pas le faire», je ferai tout pour le faire !
Plus tard en 1996, quelque mois après avoir gagner une médaille d’argent aux Jeux Olympiques d’Atlanta et le titre mondial avec le record du monde en poche, j’ai commencé à ressentir des douleurs dans le bas du dos, le genou droit, et mes pieds… Après de nombreux tests, on m’a annoncé que je porte un gène, le HLAB27 qui peut provoquer des réactions inflammatoires. Au mois de mai suivant, je pouvais à peine marcher. Le directeur technique national et quelques médecins m’ont dit que ma carrière était finie et que je devais oublier le vélo. Au commencement de l’arthrite, j’ai été mal diagnostiquée et on ne m’a pas soigné correctement. Après 16 mois de douleurs insupportables, j’ai pris les choses en main et avec l'aide d'une amie, j'ai trouvé un traitement à base de plantes qui m’a remise en selle en un rien de temps. Je me suis préparée avec une seule idée en tête : être prête à gagner les Championnats du Monde sur piste à Berlin en 1999.
Je suis arrivée, la tête et le cœur prêt pour l’exploit, mais avec seulement huit mois d’entraînement dans les jambes, après deux ans d’absence. Malgré cela, j’ai été double championne du monde à Berlin… Et comme par hasard, le premier qui vint me serrer la main, c'était le même directeur technique national qui me disait quelques mois plus tôt que ma carrière étais terminée…
